Réalisation : Anthony Leondis
Américain
Note : @
Script : Chris McKenna
A Malaria, pays plongé dans la pluie et l'obscurité, les Inventions Maléfiques assurent la prospérité, sous le règne autoritaire du roi Malbert. Les inventeurs de ces Créations Maléfiques sont les Savants Fous, classe dominante du pays. Ils sont aidés de leurs assistants, les Igors, de malheureux bossus dont le destin est d'obéir.
Notre Igor, un Igor pas tout à fait comme les autres, poursuit un rêve : devenir lui-même un grand Savant Fou...
Là aussi, devant l'avalanche de films d'animation insipides et exclusivement destinés à nos chères têtes blondes, il n'était pas permis d'attendre l'envergure d'un WALL.E là où l'on ne nous proposait dans les 5 premières minutes qu'une avalanche de clins d'½il à la mythologie d'un FRANKENSTEIN JUNIOR (entre autres) et au cinéma d'horreur d'antan. Si l'on ne demandait pourtant qu'à être surpris, jamais IGOR n'aura la simple volonté de s'échapper des lieux communs pourtant infiniment réutilisés dans les séries animées enfantines. Les rebondissements convenus se multiplient au gré d'un récit dépourvu du moindre intérêt, tout juste parsemé de quelques répliques donnant prétexte à sourire, et on regrettera que l'utilisation du monde dépeint ne dépasse jamais le stade du minimalisme obligatoire, les péripéties des personnages lui étant constamment privilégiées, ne donnant ainsi au lieu de l'action qu'une dimension tout à fait anecdotique (le film se serait déroulé au moyen-âge ou sur Mars qu'on n'y aurait vu aucune différence). Seulement fort d'un running gag pour le coup très sympathique (une des créations du héros est un lapin immortel mais suicidaire), IGOR rehausse à peine le niveau par une animation dynamique mais jamais au-dessus du plus quelconque des films du genre. Et quand la morale, un peu plus intelligente que la moyenne mais toujours aussi lourdement énoncée fait son apparition, on ne peut que se dire qu'on n'a vraiment pas raté grand-chose.
Vous l'aurez compris, IGOR n'est qu'un film d'animation de plus, une fois de plus sans surprise, une fois de plus sans intérêt et plus fatiguant qu'autre chose. Déjà oublié.
Réalisation : Adam Shankman
Américain
Note : @
Script : Matt Lopez et Tim Herlihy
Pour aider sa soeur, Skeeter Bronson accepte sans enthousiasme de veiller sur sa nièce et son neveu pour une semaine. Avant qu'ils s'endorment, il leur raconte des histoires, déchaînant leur imagination sans limites. Des confins de l'espace aux plaines de l'Ouest sauvage, de la Grèce antique aux arcanes de l'Europe médiévale, les histoires se succèdent, toutes plus folles les unes que les autres...
Déjà à l'époque d'IL ETAIT UNE FOIS, on ne s'étonnait qu'à peine de l'édulcoration flagrante qu'avait subit un sujet a priori très original. Sans surprise, les années changent mais se ressemblent chez Walt Disney Pictures, qui démultiplie dans HISTOIRES ENCHANTEES un manque d'ambition assez démoralisant. En collaboration avec Matt Lopez dont c'est le premier scénario, Tim Herlihy fait preuve d'un minimalisme sentant bon la censure et/ou le bâclage. Sachant que le bonhomme est tout de même scénariste du jubilatoire LITTLE NICKY, difficile de croire alors à ce nivellement par le bas d'une intrigue à la sauce fantastique qui sera pourtant traitée de manière la plus rationnelle possible. Il est ainsi compliqué de faire mieux comme entrave à l'imaginaire, que d'insister sur le fait que ces chewing-gum ne tombent pas du ciel par magie mais parce qu'un camion s'est fait rentré dedans, ou de jouer avec les mots pour achever un final d'une niaiserie terrifiante pour résoudre tous les arcs scénaristiques en un seul festival de joie et de bonne humeur.
Bonne humeur qui ne fonctionnera chez le spectateur que par intermittence, le temps d'un running-gag globuleux ou d'apparitions féminines bienvenues. Et soudain apparaîtront les « oui mais en même temps c'est du Disney, tu t'attendais à quoi lol ? », argument parmi l'éternel qui permettra à n'importe qui d'excuser le manque d'intérêt, de surprise ou même d'humour d'HISTOIRES tout sauf ENCHANTEES, dans lesquelles nage pourtant paisiblement le toujours-aussi-génial Adam Sandler, qui fait tout ce qu'il peut pour sauver le récit de l'indigence totale malgré l'inconsistance de ses répliques.




