Funny People

Funny People
Sortie France : 07 Octobre 2009
Réalisation : Judd Apatow
Avec Seth Rogen, Adam Sandler, Leslie Mann, Jonah Hill...
Américain
Note : @@@
Scénariste : Judd Apatow
Production : Sony Pictures, Universal Pictures, Relativity Media

Dans le monde du stand-up, un comédien se retrouve dans un état de mort imminente...

Quand FUNNY PEOPLE ose dissimuler des propos dans le seul contexte de ses images sans jamais en disséquer le contenant à son spectateur, le semi-échec qu'il a engendré au box-office américain devient soudain plus explicable. En l'état, le dernier film de Judd Apatow est sans aucun doute le moins accessible de son auteur et risque, même en dehors de ses multiples semi-private jokes et autres références mal intégrées à la culture française, de subir le même sort de par chez nous. Moins drôle que 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU, moins émouvant qu'EN CLOQUE, MODE D'EMPLOI, on se plaît néanmoins à constater la supériorité de ce dernier opus, ne serait-ce qu'en comparaison avec 90% d'une production d'un genre obnubilé par le jeu de mots facile et la morale bêtifiante.

L'image donc, celle qui fait qu'une comédie comme FUNNY PEOPLE ne se servira qu'à peine de son élément déclencheur (un comique découvre qu'il est atteint d'une forme de leucémie) pour effleurer avec mélancolie les seules notions de souvenir et de regret en une et unique séquence. Trois petites minutes purement évocatrices qui montrent l'essentiel, sans moralisme ni bienveillance déplacée. Ce sera d'ailleurs l'un des seuls instants où le dit comique, interprété par Adam Sandler, nous informera d'une once d'espoir quant à son éventuelle rédemption. Lui l'égoïste esseulé mais surtout assisté, misanthrope que même la maladie n'empêchera pas de se croire supérieur, et qui permet au cinéaste de dresser un constat pessimiste sur le métier d'acteur et sur ce que celui-ci peut entraîner sur les personnalités. Pour Judd Apatow, l'affront entre l'égocentrisme et l'artiste est un duel que seule l'ouverture envers autrui peut départager. A l'image de ce comédien, fier de jouer dans une série qui ne fait rire que lui, FUNNY PEOPLE se veut satyrique et déclare son amour au monde du stand-up comme il met en exergue le doute, la solitude et la mégalomanie de ses représentants. Aussi le long-métrage est-il sans doute le plus personnel de son auteur et de l'équipe qui y a contribué (Seth Rogen lui-même faisait du stand-up), en dépit de l'émotion toute relative qui s'en dégage.

La maladie ne servant qu'à étayer ses propos, Judd Apatow prolonge en effet peut-être inutilement son œuvre au travers d'une dernière partie sinon longuette, en tout cas plus amusante qu'autre chose. Le nihilisme ambiant a beau avoir été nuancé un peu avant, on peut ne plus trop croire à l'évolution psychologique du personnage principal, ce qui rend du même coup le séjour chez son ex un peu trop prévisible et redondant. On profitera néanmoins de la prestation totalement outrancière d'un Eric Bana en roue libre (amusant, quand Apatow le mettait sur un piédestal dans son précédent film) et d'une conclusion attendue, il faut l'avouer, la durée du film aidant. Dommage aussi que les dialogues, bien qu'ultra-référencés et portés par une farandole de caméos (voir Eminem en pleine parano), semblent répétitifs (pénis, bite, queue, le concept est porté à son paroxysme) ou trop flous pour savoir les interpréter. Ce qui fait de FUNNY PEOPLE le moins bon film de son créateur. Et certainement pas le plus mauvais.

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 11:18

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 09:48

Fame

Fame
Sortie France : 07 Octobre 2009
Réalisation : Kevin Tancharoen
Avec Naturi Naughton, Kherington Payne, Walter Perez
Américain
Note : @
Scénariste : Allison Burnett, Aline Brosh McKenna, Christopher Gore
Production : Metro Goldwyn Mayer, Lakeshore Entertainment, United Artists

Véritable réinvention du film culte oscarisé, Fame livre un portrait bouillonnant d'énergie et visuellement époustouflant de jeunes artistes décidés à imposer leur talent et à trouver leur voie...


A l'instar de l'original d'Alan Parker, dont il s'inspire un peu forcément, FAME version 2009 nous présente en guise d'introduction la bande de jeunes adultes que l'on nous propose de suivre pendant quatre années. Et en bonus track, une promesse de les voir suer, se fatiguer et être soumis à la pression d'une école qui est censée les lancer vers une carrière de star. Dans son final, un de ses lauréats se confie même quant aux difficultés éprouvées et se rappelle chaque instant magique vécu durant sa scolarité. Entre temps, plus d'une heure et demie d'instants incroyablement anecdotiques dont les seules souffrances proposées sont celles, fugaces, d'adolescents en proie à la pression parentale pour qui devenir star est évidemment inacceptable.

Surfant sur les traces de la saga HIGH SCHOOL MUSICAL auxquels ils ont tout à envier (c'est dire le niveau), les personnages de FAME, véritables caricatures ambulantes dont l'équipe de la version de 1980 doit gentiment se gausser, répèteront à qui voudra enfin l'entendre que l'important, c'est quand même de poursuivre ses rêves. Un air bien connu qui n'a malheureusement pas eu d'impact sur l'un des personnage qui préfèrera rentrer chez lui après que l'on lui ait poliment fait comprendre que danseur professionnel, ce n'était pas possible. Sans doute avait-il déjà vu DANCING GIRLS, SAVE THE LAST DANCE et autres sagas Disney à deux balles, et n'en pouvait plus d'entendre le même message qu'on lui avait maintes fois martelé. Lapsus scénaristique malheureux du réalisateur ? Peut-être, mais pas seulement. Si l'on met du côté le fait que le nom du celui-ci soit à deux lettres près l'anagramme de « tâcheron », le fait est que ce jeu de mots n'est au final pas si hasardeux que ça. Certes, quelques rares tentatives de mise en scène auraient pu être payantes à condition de ne pas oublier qu'un travelling doit aussi savoir mettre en valeur son contenant (la danse qui introduit la dernière année), mais il s'avère bien compliqué de s'intéresser un tant soit peu à l'évolution du récit avec une structure narrative aussi foutraque. Vingt minutes environ pour chaque année, contenant chacune d'elles une dizaine de personnages dont on doit justifier la présence dans le cadre, c'est bien trop peu. Si peu que chacune de leurs scènes se montre anecdotique tant elles ne démontrent jamais une quelconque présence d'enjeu ou de difficulté. Où est le travail effectué ? Quels ont été les moments de pression et de stress inévitables dans un tel contexte ?
Rien au niveau extrascolaire, en dépit d'une crise de jalousie complètement hors du temps, il manque avant tout le point de vue d'un véritable cinéaste qui aurait ainsi pu accorder à FAME le charme fédérateur attaché à son modèle. Car vous l'aurez compris, il est impossible de s'identifier à des personnages qu'on ne voit jamais prendre du plaisir ou au contraire, en baver : on n'a simplement pas envie de les suivre. Une BO sympathique permettra ici et là de lutter contre ce sentiment de vide, mais ne sauvera rien, et surtout pas la médiocrité inexcusable d'un film aussi superficiel que la période qui l'a confectionné. De quoi dire que oui, ce FAME là aussi est bien le film de toute une génération.

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 10:44

Modifié le samedi 10 octobre 2009 02:52

Panda Petit Panda

Panda Petit Panda
Sortie France : 14 Octobre 2009
Réalisation : Isao Takahata
Avec Papa Panda, Bébé Panda, Bébé Tigre et Mimiko
Japonais
Note : @@@
Scénariste : Hayao Miyazaki
Production : TMS

La petite orpheline Mimiko, habite dans la maison de sa grand-mère. Alors que cette dernière s'absente quelques jours, un bébé panda et son papa, échappés du zoo voisin, pénètrent dans la maison... et s'y installent ! Tous trois deviennent rapidement les meilleurs amis du monde... même si le petit panda se révèle être un habitué des bêtises : il sème la panique à la cantine de l'école, manque de se noyer dans la rivière... Jusqu'au jour où il découvre un intrus couché dans son lit : un tigre qui ne retrouve pas le chemin de son cirque. C'est ainsi que Mimiko et les deux pandas le ramènent vers sa maman et qu'ils passent des instants merveilleux au milieu de gens du cirque, allant même jusqu'à sauver tous les animaux d'une inondation ! Cela vaut bien une magnifique parade dans les rues de la ville pour la plus grande joie des enfants !


Vous l'aurez à maintes reprises entendu : le papa panda auquel est en partie consacré le second long-métrage d'Isao Takahata ressemble à bien des égards à la mascotte des studios Ghibli, immortalisé dans MON VOISIN TOTORO. Et ça, les critiques n'auront pas oublié de le préciser en dépit d'une valeur analytique relative. Car oui, si PANDA PETIT PANDA se veut aujourd'hui incarner une sorte de prototype cinématographique, recensant gimmicks et figures narratives propre aux futurs films d'Isao Takahata et de Hayao Miyazaki (ici scénariste et animateur), il est nécessaire de rappeler que le film est sorti au Japon il y a bientôt quarante ans et que l'on pourrait ainsi s'amuser pendant longtemps à en décortiquer les motifs trouvant écho dans le futur. En cela, plus qu'une simple ressemblance physique ou comportementale, l'héroïne des deux moyens-métrages le composant n'est-elle pas aussi une jumelle de KIE LA PETITE PESTE, à laquelle elle emprunte l'absence d'autorité parentale et la débrouillardise ? La montée des eaux qui a lieu dans la deuxième partie n'a-t-elle pas largement contribué à faire de PONYO SUR LA FALAISE une œuvre majeure du cinéma de Miyazaki ?

Au final, PANDA PETIT PANDA trouve moins son réel intérêt contemporain dans les films qui le suivront que dans la croisée de deux personnalités liées par l'amitié mais bien différentes dans leur approche du cinéma d'animation. La figure du panda doté de la parole, qui n'étonne personne dans sa volonté de travailler ou dans sa capacité à arrêter un train en pleine course par sa seule force, est ainsi formellement typique de l'œuvre de Miyazaki. Celle-ci lui sert de base à l'installation du merveilleux dans un univers réaliste (un homme transformé en cochon dans PORCO ROSSO, dans l'Italie fasciste de l'entre deux-guerres...), et permet à l'univers dépeint d'être perçu du point de vue de l'enfant, autre figure maîtresse du cinéaste. La narration est néanmoins ici bien plus naïve que dans n'importe quelle autre réalisation du duo, et le panda est avant tout nécessaire à la visualisation d'un monde rempli d'optimisme et de légèreté. PANDA PETIT PANDA se veut donc principalement destiné à nos chères têtes blondes, bien loin heureusement d'être prises pour des neuneus, a contrario de certains films récents (le coréen OSEAM en tête) qui s'en seront chargés à leur place. Sans véritables intrigues, les deux moitiés du long-métrage iront emprunter autant chez Fifi Brindacier que chez Boucle d'or, Isao Takahata privilégiant déjà dans ces années 70 un récit de vie imprévisible, même si moins terre-à-terre que dans son OMOIDE POROPORO par exemple. Tout n'est ici question que de joie et de bonheur, les chansons et le sentimentalisme en moins. Des instants de vie croqués avec un amusement communicatif et parfois drôle (l'obsession maladive du panda pour le bambou, ses sourires ou ses parties de cache-cache) qui confèrent à PANDA PETIT PANDA une spontanéité rafraîchissante. De quoi se rappeler à des temps anciens auxquels beaucoup d'auteurs contemporains devraient essayer d'emprunter.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 13:26

Modifié le lundi 12 octobre 2009 05:15

The Descent - Part 2

The Descent - Part 2
Sortie France : 14 Octobre 2009
Réalisation : Jon Harris
Avec Shauna Macdonald, Natalie Jackson Mendoza, Gavan O'Herlihy
Britannique
Note : @
Scénariste : James Watkins, J Blakeson, James McCarthy
Production : Celador Films

Rescapée de l'expédition spéléologique de " The Descent ", Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l'oblige à redescendre sous terre afin de guider l'équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. Alors que le groupe s'enfonce dans les profondeurs, Sarah commence à réaliser toute l'horreur de cette mission.Le danger qui les guette, tapi dans les ténèbres de la grotte, est encore plus féroce que celui auquel Sarah a survécu...


Il fallait au moins compter sur des décideurs d'un autre temps pour faire terminer THE DESCENT, génial film de Neil Marshall sorti il y a de cela quatre ans, par un happy-end hors-sujet absent du montage de sa version européenne. C'est donc sur la survie, et accessoirement la sortie de grotte de l'héroïne, que se concluait le métrage aux Etats-Unis et qui sert aujourd'hui de point de départ à sa suite, réalisée par Jon Harris. Un bonhomme que l'on connait bien pour être en partie responsable du montage bordélique du premier opus, signant ici sa première réalisation et qui se voyait ainsi chargé de combler les attentes (relatives ceci dit) d'un public devenu claustrophobe. Mais comme le laissait sous-entendre la récupération opportuniste d'un final politiquement correct - ce qui est un comble a l'aune de la rage dégagée 80 minutes durant - THE DESCENT – PART 2 fait bien pire que de ménager notre trouillomètre : il s'agit avant tout d'un reniement total et honteux de son ainé.

Déjà, nul besoin de s'embêter à trouver un motif correct pour s'offrir un second détour dans la grotte. Un petit coup d'amnésie salutaire, oublié sitôt la descente effectuée, voilà que le spectateur se retrouve noyé dans l'obscurité sans ménagement. Dés lors, la note d'intention s'annonce claire : THE DESCENT – PART 2 fera fi de toute crédibilité narrative pour s'autoriser une plongée rapide dans l'horreur pure. Malheureusement, et c'est peu de le dire, le long-métrage se plante lamentablement dans son approche de la peur en oubliant tout ce qui avait fait l'efficacité de THE DESCENT. Neil Marshall se montrait déjà roublard à ce niveau-là, lui qui jouait sur les attendes liées au genre investi pour rendre efficaces de simples jump-scares, bien trop souvent multipliés avec facilité et fainéantise par moultes productions horrifiques modernes. Nous sommes a contrario ici dans la bêtise pure : Jon Harris s'amuse comme un fou avec tous les bords du cadre pour faire apparaître subitement chacune de ses bestioles, rendant inexistant le travail sur le son ou sur le hors-champ.
Vidée de sa substance, l'ambiance retombe à plat sitôt le premier effet de surprise passé, le reste ne s'appuyant que sur des idées du premier opus ou sur des schémas narratifs galvaudés. Une photocopie en somme, ternie par une absence de finesse flagrante et un manque d'audace irrémédiable, tout du moins jusqu'à ce qu'un impensable coup de théâtre vienne tout faire basculer. Il m'est cependant impossible de le dévoiler, mais sachez néanmoins que les promesses qui l'accompagnent seront rapidement réduites à peau de chagrin par une bienséance absolument insupportable, véritable antithèse de la fureur prégnante de THE DESCENT. Certes, quelques fulgurances bourrines seront bien là pour en conserver le ton énervé, mais THE DESCENT – PART 2 voit la moindre de ses scènes d'action gâchée par un montage qu'on aura rarement vu aussi dégueulasse. C'est bien simple, chacune d'elles est un monument inébranlable d'illisibilité. Entre temps, Jon Harris aura au moins sû répondre à une question existentialiste que se pose tout un chacun et qui aura donné lieu à une séquence plus WTF tu meurs. Car au fond je suis sûr que vous aussi, vous vous êtes souvent demandés si les créatures avaient des besoins naturels qui suivaient leur digestion de chair fraîche. La réponse est là, et promis : ce n'est pas une blague.

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 11:52

Saw VI

Saw VI
Sortie France : 04 Novembre 2009
Réalisation : Kevin Greutert
Avec Tobin Bell...
Américain
Note : @
Scénariste : Marcus Dunstan et Patrick Melton
Production : Twisted Pictures

L'agent spécial Strahm est mort, et le détective Hoffman s'impose alors comme le légataire incontesté de l'héritage de Jigsaw. Cependant, tandis que le FBI se rapproche de plus en plus dangereusement de lui, Hoffman est obligé de commencer un nouveau jeu qui révélera enfin quel est le véritable grand dessein derrière les machinations de Jigsaw...


En dépit d'une nullité constante imprimant chaque bobine depuis son second opus, la saga SAW a au moins ce mérite tout relatif de se montrer un très bon plaisir coupable grâce à l'ahurissante faculté à ressusciter les morts dont elle fait preuve. Certes, ceux-ci ne sont rien face aux macchabées qui incrustent régulièrement chaque coin du cadre, mais les cinq premiers épisodes ont au moins cette volonté commune de manipuler son spectateur, maintenant habitué à ne plus croire ce qu'il voit à l'image. Il y aurait là aussi tant à redire, du foutage de gueule évident que constituent chacun de ses récits (à l'exception notable du premier) aux incohérences chronologiques auxquelles on n'a même plus envie de donner un sens, mais le faux suspens orchestré depuis le début a à sa charge l'avantage de lutter contre une inévitable insomnie. Rebelotte donc avec SAW VI, à ce point calqué sur les précédents chapitres, que quiconque connaissant un tant soi peu la saga décelerait l'identité de son petit dernier, sitôt apparue la première lettre du générique introductif.

Soyons francs néanmoins. Le premier film de Kevin Greutert, monteur attitré de la franchise, ne peut que mettre à rude épreuve tout exercice critique le concernant. Un réel suspens aura pourtant su imprégner une séquence, l'arc scénaristique concernant l'identité de Jigsaw (de son disciple du moins) aux yeux de ses collègues flics approchant de son terme. Problème : comment créer une crédibilité perdue depuis des lustres quand le jeu inaugural se veut être une ahurissante pantalonnade gore, risible de par son accumulation de cris, de chair ou de sang mis en images de façon outrancièrement dégueulasse ? On peine à y croire, tant la saga nous avait quand même auparavant offerte de purs moments de crade raccoleur et inoffensif.
Aussi ne peut-on qu'attendre ça, et se moquer gentiment de l'ambiguïté donnée tant bien que mal au peronnage du tueur (toujours aussi charismatique Tobin Bell) ou d'une critique lancée aux compagnies d'assurances, prétexte fallatieux quant au fil rouge à venir. Le concerné est évidemment le patron de l'une de ses compagnies, au passif connu avant révélation vis-à-vis de son rapport à Jigsaw. De son parcours censé être rédempteur, n'attendez rien ou presque, le seul twist du film ayant lieu après vingt minutes et ne possédant aucune utilité narrative. Attendez-vous-même à souffrir lors d'une dernière demi-heure littérallement bourrée jusqu'à l'embonpoint de révélations absurdes n'ayant, sinon aucune raison d'exister, que la conséquence de repousser encore plus loin les interrogations chronologiques que l'on pouvait avoir sur les cinq premiers films. Dont l'une qui exige évidemment la création de SAW VII, raison de vivre d'une saga qui repousse les limites du remplissage mais ne parvient même plus à titiller quant à son contenu.

# Posté le mardi 10 novembre 2009 16:23